Argumentaire contre le mariage d'individus de même sexe

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HOMME FEMME ENFANTS :

10 BONNES RAISONS

DE NE LEGALISER NI LE MARIAGE ENTRE PERSONNES DE MEME SEXE

NI LADOPTION PAR DES PARTENAIRES DE MEME SEXE

 

 

 

Certains affirment que notre législation actuelle du mariage et de l’adoption serait liée à une

conception religieuse de la société. On notera qu’en fait, aucun des arguments ici énumérés n’a de

connotation religieuse. En revanche, on voit que s’affrontent une vision strictement individualiste et

une approche sociale.

 

 

 

1.Le mariage : une forme de vie précise mais pas exclusive

Le mariage est une forme particulière de vie commune. C’est le nom et l’institution juridique

correspondant à l’engagement durable d’un homme et d’une femme qui souhaitent fonder une famille.

Mais le mariage n’est pas un modèle universel. Il y a des célibataires, des concubins. Respecter

vraiment les personnes homosexuelles, c’est les respecter aussi dans le fait de ne pas se plier au

seul modèle du mariage, présenté ou perçu comme universel ou dominant.

 

2.Le mariage n'est pas la reconnaissance publique des sentiments

C’est se tromper sur la nature et la définition du mariage que de le considérer comme la

reconnaissance sociale de l’amour, à laquelle pourraient aspirer tous ceux qui s’aiment sincèrement.

On ne voit pas bien d’ailleurs l’utilité et la légitimité de la reconnaissance par les pouvoirs publics

d’une relation amoureuse, la réalité la plus intime qui soit. Le mariage est en fait l’inscription de la

filiation dans une institution stable, notamment pour protéger la mère (matri-monium) : il est en

effet présumé que l’enfant d’une femme mariée a son mari pour père, avec les droits et les devoirs qui

en découlent.

 

3.Le statut économique du mariage est lié à sa fonction sociale

Si le mariage est perçu comme un modèle attractif, c’est en particulier en raison des facilités

économiques qui y sont liées. Mais celles-ci ne sont justifiées que par le soutien que la société estime

devoir apporter à ceux qui contribuent à son renouvellement par la transmission de la vie et le travail

éducatif. Il ne s’agit pas d’une « niche » fiscale et sociale, mais d’une prise en compte de l’apport

spécifique de ce mode de vie à l’effort collectif. Détachées de cette justification, les contours

économiques du mariage n’ont plus de raison d’être. Les célibataires devraient alors avoir exactement

les mêmes droits que les « mariés ».

 

4.Le mariage entre personnes de même sexe entraînerait en fait la fin du mariage civil

L’orientation sexuelle n’a pas l’objectivité de l’identité sexuelle. L’expérience prouve qu’elle peut

changer au cours de la vie et elle n’apparaît pas sur les cartes d’identité. Compte tenu de l’extrême

souplesse de fait des obligations juridiques liées au mariage, rien n’empêcherait le cas échéant que

deux hommes ou deux femmes totalement hétérosexuels se « marient » pour des raisons fiscales ou en

vue d’un « regroupement » professionnel… Le mariage ne serait plus en réalité qu’une association

contractuelle d’intérêts privés. On ne serait donc pas passé du PACS au mariage mais on aurait

résorbé le mariage, institution sociale, dans le PACS, contrat privé. L’ouverture du mariage aux

partenaires de même sexe reviendrait finalement à supprimer le mariage civil.

 

5.Conséquences logiques d’une déstructuration du mariage

Pourquoi le mariage unit-il deux personnes ? Parce qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, en vue

notamment de la procréation. Si l’on sort de ce modèle, pourquoi limiter à deux le nombre de

partenaires ? C’est ainsi qu’un mariage à trois a été célébré au Danemark récemment. Dans le

contexte français, la polygamie est devenue une question sociale sensible. Elle fait partie de

l’expérience culturelle de certaines populations immigrées. Mais elle est aussi paradoxalement, certes

sous une forme non juridique, le mode de vie assumé d’une frange de la population qui revendique ce

droit aux partenaires multiples et simultanés. Le cas échéant, quels seraient donc les arguments

probants qui permettraient de restreindre les ouvertures d’un « mariage » désormais détaché de

son lien objectif avec la procréation ? Se posent d’ailleurs non seulement la question des partenaires

multiples mais aussi celle des relations intrafamiliales ou intergénérationnelles.

 

6.Le mariage entre personnes de même sexe aggraverait le communautarisme

Le tout nouveau « code de la laïcité et de la liberté religieuse » justifie l’obligation de ne marier

religieusement que ceux qui se sont mariés civilement par un souci d’ « intégration dans l’espace

public ». Si le mariage civil devenait totalement équivoque par rapport à ce que l’ensemble des

religions entendent par mariage, cette lourde obligation du code pénal leur deviendrait

inacceptable et elles demanderaient vraisemblablement sa suppression. Dans le contexte sensible

de la montée des communautarismes en France, il y aurait là un facteur de désintégration sociale.

 

7.Privilégier les droits « de » l'enfant plutôt que le droit « à » l'enfant

L’adoption consiste fondamentalement à donner des parents à des enfants qui en sont dépourvus

et non l’inverse. Ce qui est premier dans ce processus n’est donc pas le désir des parents mais le

besoin des enfants. Faire en sorte que leurs parents adoptifs remplacent au plus près leurs parents

biologiques est donc une priorité.

 

8.L'adoption par les célibataires : un faux argument

La possibilité de l’adoption par des célibataires remonte aux lendemains de la guerre et s’explique au

départ par un déficit de partenaires masculins pour les femmes et par une recrudescence du nombre

des orphelins. On dira aujourd’hui que permettre l’adoption par le partenaire de même sexe d’un

parent adoptif, c’est « sortir de l’hypocrisie ». En réalité, même si un parent adoptif a un partenaire

de même sexe, le désigner comme un deuxième père ou une deuxième mère ne correspond pas à

la réalité et constitue donc un mensonge. Il peut être légitime et opératoire en revanche d’établir un

dispositif circonscrit de « délégation de l’autorité parentale pour les actes de la vie courante ».

 

9.Le mariage entre personnes de même sexe fragiliserait l'adoption internationale

On dira souvent qu’il vaut mieux qu’un enfant soit adopté par des partenaires de même sexe plutôt que

de ne pas être adopté de tout. Chacun sait qu’en réalité cette question ne se pose pas puisque le nombre

d’enfants adoptables est moins important que les demandes de parents adoptifs. En revanche, comme

l’évoque un film récent, un certain nombre de pays refusent que leurs ressortissants soient adoptés par

des parents provenant de pays où l’adoption par des partenaires de même sexe est autorisée. S'il y avait

une légalisation en France, un grand nombre de pays interrompraient l'adoption internationale

vers notre pays, ce qui diminuerait considérablement les possibilités d’adoption pour les familles

françaises.

 

10.Le recours à la GPA largement identifié comme une atteinte à la dignité des femmes

L’aide médicale à la procréation peut sembler changer les règles de la parenté. Mais qu’on le veuille

ou non, tout enfant, même s’il est né grâce à une insémination artificielle ou une fécondation in vitro,

n’a pas deux pères ou deux mères : il a un père et une mère biologiques. Certains hommes vivant avec

un partenaire de même sexe souhaiteraient, pour adopter des enfants, recourir à la gestation pour

autrui. Celle-ci est actuellement rejetée et par la majorité (position du Gouvernement pendant la

révision de la loi de bioéthique) et par l’opposition (vote du Conseil National du PS en décembre

2010) comme gravement attentatoire à la dignité des femmes. La coïncidence des revendications

appelle en retour une cohérence du discernement.

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