Fin de vie. Le comité d'éthique refuse l'euthanasie

Écrit par Webmaster AFC38 le .

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Le comité d'éthique vient de se prononcer majoritairement contre l'euthanasie et le suicide assisté. Un avis très attendu,sollicité par le président de la République. Le comité souhaite que la loi Leonetti soit mieux appliquée.

François Hollande avait posé trois questions au Comité consultatif national d'éthique (le CCNE).

 

- Comment rendre dignes les derniers moments d'un patient dont les traitements ont été interrompus ?

- Comment appliquer les directives anticipées qu'a pu rédiger ce patient ?

- Quelles pourraient être les modalités strictes qui accompagneraient un patient conscient, autonome, et souhaitant mettre un terme à sa vie ?

Légaliser l'euthanasie?

Sans en employer les mots, il posait donc la question : faut-il à l'instar d'autres pays, légaliser l'euthanasie ? Permettre à des médecins de donner la mort ? Par le passé, le CCNE qui réunit des représentants de toutes les familles de pensée, s'est déjà exprimé sur cette question. Sans jamais donner la même réponse.

En 1991, il se prononçait contre toute légitimation « de l'acte de donner la mort ». Dix ans plus tard, il acceptait l'idée « d'une exception d'euthanasie ». Aujourd'hui, en majorité, les membres du comité ont souhaité ne pas modifier la loi Leonetti adoptée en 2005. Une minorité a émis un avis contraire.

L'interdit maintenu

L'actuelle loi refuse avant tout l'acharnement thérapeutique, quand le patient, à bout de traitements, est manifestement au terme de sa vie. Alors les médecins, en accord avec le patient lui-même s'il est conscient, avec ses proches, acceptent de le « laisser mourir ».

Mais « laisser mourir » n'est pas « faire mourir ». L'interdit est maintenu. De même que l'assistance au suicide n'est pas légalisée.

En revanche, le Comité d'éthique émet six recommandations pour que la loi soit réellement appliquée. Trop de patients sont encore abandonnés à leurs souffrances physiques et morales. « Il faut cesser cette indignité », écrit son président Jean-Claude Ameisen. Les soins palliatifs pour les patients en phase terminale, y compris à domicile, doivent être accessibles à tous. Avec notamment « la sédation profonde », qui plonge le malade dans une sorte de coma.

Que va faire Hollande?

Chaque patient atteint d'une maladie très grave peut écrire avec l'aide de son médecin traitant, des directives anticipées. Elles sont actuellement considérées comme des souhaits, suivis ou pas. Elles devraient être, à l'avenir, écrit le CCNE, « contraignantes ».

Que va faire François Hollande ? Légiférer ou pas ? Le CCNE lui conseille, en tout cas, d'organiser des états généraux, des débats citoyens sur cette question de la fin de vie qui touche chacun au plus profond de ses convictions.

 

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