Accès à la contraception

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Parution prochaine de décrets pour améliorer l'accès à la contraception (ministère) 
PARIS, 13 juillet 2012 - Deux décrets permettant d'obtenir la contraception d'urgence gratuite dans les universités d'une part et facilitant la délivrance de la pilule par les pharmaciens sur présentation d'une ordonnance de moins d'un an d'autre part seront prochainement publiés, a indiqué vendredi à l'APM le ministère de la santé.

 

Ces décrets, qui ont été signés, seront publiés "dans les prochaines jours" au Journal officiel, précise une porte-parole du ministère.

 

A l'occasion d'une visite jeudi d'un centre de planning familial à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), en présence également de la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a annoncé ces deux nouvelles mesures.

D'une part, "les pharmaciens pourront désormais délivrer la pilule contraceptive pour six mois, sur présentation d'une ordonnance de moins d'un an. Concrètement, les femmes devaient jusqu'à aujourd'hui présenter au pharmacien une ordonnance en cours de validité pour se voir délivrer leur pilule. Cette mesure permet aux femmes d'obtenir leur contraceptif oral, sans nouvelle consultation et sans attendre", indique le ministère dans un communiqué.

D'autre part, "les services médicaux universitaires pourront également délivrer gratuitement la contraception d'urgence (...) aux étudiantes".

La ministre s'est également déclarée favorable au remboursement de toutes les méthodes de contraception définitive par l'assurance maladie (ligature des trompes chirurgicale et méthode Essure*), chez toutes les femmes quel que soit leur âge, a-t-on appris auprès d'un participant à la visite.

La méthode Essure* (Conceptus), moins invasive que la chirurgie, était prise en charge par l'assurance maladie pour toutes les patientes depuis 2005, mais en 2010 l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) a limité la prise en charge de l'acte aux patientes de 40 ans et plus, rappelle-t-on. Avant 40 ans, il n'est remboursé qu'en cas de contre-indications majeures aux contraceptions hormonales et dispositifs intra-utérins et de contre-indications à la grossesse.

Par ailleurs, Marisol Touraine a demandé aux agences régionales de santé (ARS) d'assurer une permanence de la prise en charge des interruptions volontaires de grossesse (IVG) dans tous les territoires pendant la période estivale, indique le ministère. Une instruction en ce sens a été diffusée la semaine dernière aux ARS.

Lors de sa visite, la ministre a indiqué que ces mesures d'urgence concernent la période d'été mais qu'ensuite, si des réouvertures de centres d'IVG s'avéraient nécessaires, elles seraient faites, selon un participant.

L'un des engagements du président de la République, François Hollande, pendant sa campagne était de doter chaque hôpital d'un centre d'IVG.

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